Edfou - Haute Egypte

La ville d'Edfou se situe à 107km de Kom Ombo.

Son temple est dédié à Horus et est un des mieux conservés d'Egypte.

C'est en calèche que les touristes se rendent au Temple d'Edfou. Ils peuvent alors profiter des ruelles commerçantes où s'étalent souvenirs, écharpes multicolores, et épices odorantes!

Sitôt arrivés devant l'entrée du site, une nuée d'enfants vient quémander bonbons, stylos. Il est certain que ces enfants, dont les familles sont pauvres espèreraient de l'argent...

Pour leur bien, il est préférable de ne pas leur en donner, cela les conforterait davantage dans la mendicité plutôt que d'évoluer dans l'éducation scolaire. L'Egypte est un pays très pauvre. Ce n'est pas dans l'intérêt de son peuple de se contenter de ce geste, qui de surcroît, laisse une pensée de l'étranger peu convenable!


LE TEMPLE D'EDFOU

Il est colossal et tout à fait splendide. Il fut édifié en l’honneur du dieu Horus en 237 avant JC, sous les Ptolémée.

Sa surprenante conservation est due à son ensablement qui dura fort longtemps jusqu’au jour où Auguste Mariette, au XIXème siècle, dégagea le temple, le laissant ainsi, à nouveau, renaître et resplendir de magnificence.

Comme pour le temple de Kom Ombo, l’architecture de celui d’Edfou est classique :

- Immense pylône de 36m de hauteur
- Une cour dont les colonnades latérales présentent des chapiteaux de forme florales
- Deux salles hypostyles au plafond originel, avec de nombreuses chapelles
- Le sanctuaire, où trône le naos de granit rose qui contenait la statue, en or, du dieu Horus.

Voici le pylône de 36m de haut. De part et d’autre de l’entrée centrale, vous pouvez remarquer deux longues encoches surplombées de deux trous carrés, il s’agit des emplacements des mâts d’où, à leur sommet, flottait le fanion du temple.



Le dieu Horus vous accueille à l’entrée du temple.





Représentation murale de la façade du pylône. Remarquez que Pharaon, à droite, porte une queue derrière lui, comme Horus. Dans toutes ces représentations, vous retrouverez ce détail qui symbolise la déification du souverain.



Horus est suivi par la déesse Hathor. Couple divin qui s’unifiait une fois par an. La statue d’Hathor quittait son temple de Denderah (à une centaine de km de Louxor) et venait rejoindre son divin époux à Edfou.



Une des colonnes autour de la cour.



La première salle hypostyle. On appelle salle hypostyle, une pièce couverte « encombrée » de nombreuses colonnes.



Horus trône à l’entrée de la salle hypostyle. Son regard impose, de lui-même, le respect et l’autorité.





La salle hypostyle dont les chapiteaux supportent les architraves et le plafond d’origine. A l’intérieur de cette pièce, du côté de la façade extérieure, une des chapelles.





Autour du sanctuaire, un grand couloir mène à des chapelles.



Les scènes d’offrandes à Horus se succèdent.







Dans une des chapelles, la barque sacrée est exposée.



La barque sacrée, où était déposée la statue d’Horus, lors du mariage divin avec Hathor, était portée par les prêtres du temple, accompagnés de Pharaon. Le dieu était montré au peuple, et la fête battait son plein.



Dans le sanctuaire, le naos de granit rose. Au centre de la cuve était posée la statue d’Horus. Le naos était fermé par deux portes de bois, scellées par un sceau d’argile. Le grand prêtre du temple, l’intiché, brisait le sceau avant chaque prière. Le dieu était alors déshabillé, lavé, purifié à l’encens et rhabillé de propre. Les prières et les offrandes se déroulaient alors. Puis, les portes étaient refermées et un nouveau sceau d’argile, marqué de la signature du grand prêtre, était posé pour protéger le naos de tout vol.



A l’extérieur du temple, les façades son magnifiques, et les scènes d’offrandes nombreuses.







Thot, dieu du Savoir et des scribes, tient un papyrus dans sa main gauche. Ici, vous voyez fort bien la queue dont je vous parlais plus haut.



Procession attendrissante ! Vous devez vous demander pourquoi les artisans égyptiens peignaient et gravaient les personnages dans un profil et dans un style qui sont propres à l’Ancienne Egypte… Je vais vous l’expliquer, et vous constaterez que leur état d’esprit de la Beauté dépasse tout entendement !

Il n’existe qu’une seule représentation, dans toute l’Egypte, d’un visage peinte de face ! Il s’agit du visage d’une musicienne jouant de la flûte.

Si l’on représente un visage de face : il reste plat ! Seuls les contours du visage sont en « relief ». Le fait de le représenter de profil, on montre les reliefs et les traits du visage, le nez, la bouche… Pourquoi montrer des yeux, alors qu’un seul œil est tout aussi expressif ?!

Passons au corps. Le principe est le même ! Le corps représenté de face ne laissera transparaître qu’une partie de la beauté du personnage. Dans l’art égyptien, le relief du corps montre ainsi les épaules, un seul sein, le ventre et son nombril, une fesse et les jambes avec un mouvement de déplacement !

En ce qui concerne, les mains et les pieds. Pour les mains, il y a toujours une main qui semble être à l’envers : c’est pour que tous les doigts soient vus ! Pour les pieds, un pied ne présente que le gros orteil, tandis que l’autre les montre tous. Seul point logique de notre pensée moderne et occidentale !!



Des chiffres hiéroglyphes.

Cette phrase, au centre de la photo, se lit de droite à gauche. Il faut suivre la direction des personnages. Pour simplifier la lecture, regardez au centre, vous avez :

3 lotus --- 1 lotus = 1 000 soit, 3 lotus = 3 000
3 doigts --- 1 doigt = 10 000 soit, 3 doigts = 30 000
3 têtards --- 1 têtard = 100 000 soit, 3 têtards = 300 000
1 scribe les bras levés = 1 000 000