Le Site de Kalabsha - Nubie

Kalabsha se trouve sur la rive gauche du Nil. Ce site est composé de trois temples et d’un kiosque :

- Le temple de Mandoulis (dieu nubien), le plus grand des trois
- Le kiosque de Kertassi
- Le temple de Ramsès II
- Le temple de Beit el Ouadi


LE TEMPLE DE MANDOULIS



Le temple de Mandoulis est le premier temple nubien a avoir été sauvé des eaux. Ce fut l’Allemagne qui s’en chargea en 1963. L’Egypte, pour la remercier, lui offrit « la Porte de Kalabsha » exposée au Musée de Berlin. Le temple fut découpé en 16 000 blocs de grès qui furent transportés par bateaux pour reconduire le temple vingt kilomètres plus au sud.



Le dieu Mandoulis est un dieu nubien, Marol est son nom ancestral, dieu de la Fertilité comme l’était Min pour les anciens Egyptiens. Sa représentation est un oiseau à tête humaine coiffée d’une couronne étrangement semblable à celle des Ptolémée.



Au temple Mandoulis, une longue allée de marches vous guide jusqu’au grand pylône.

Au début de l’ère chrétienne, l’Empereur romain Auguste se servit d’un ancien temple de la XVIIème dynastie pour ordonner l’édification de ce temple.

Passons le premier pylône pour pénétrer dans la cour.

A droite, un texte de l’an 148 après Jésus Christ, le Décret de Sélkou, premier roi nubien, demandait à ce que les porcs soient prohibés dans la ville de Talmis, ancien lieu originel du site de Kalabsha.

La salle hypostyle (à colonnes) est une cour aujourd’hui ouverte, le plafond s’étant écroulé lors d’un tremblement de terre. Il y avait douze colonnes dont seulement huit y ont résisté et restent dignement dressées.

Sur les murs se succèdent les sculptures murales de Mandoulis, d’Isis couronnée des cornes de la déesse Hathor, du disque solaire de Rê et du siège, inscription hiéroglyphique de son nom, puis Osiris, leur fils Horus coiffé du pschent et Nephtys, sœur d’Isis et Osiris.

La conservation des gravures est spectaculaire.

Dans la cour se trouve un nilomètre qui permettait de surveiller le niveau de la crue afin de prévoir les impôts d’après les récoltes. Si la sècheresse venait à arriver, c’était la ruine du pays, la catastrophe économique et la famine.

Sur les parois murales, des gargouilles étaient en hauteur.






LE KIOSQUE DE KERTASSI



Il ressemble au Kiosque de Trajan, de l’île de Philae, que vous découvrirez dans la rubrique « Haute-Egypte », avec une différence notable : les chapiteaux de ses colonnes sont hathoriques (représentation de la tête de la déesse vache Hathor, déesse de la Beauté, de la Musique et de l’Amour).

Le temple fut déplacé lui aussi comme tous les autres à l’exception de celui de Qasr Ibrim.




LE TEMPLE DE RAMSES II



Ce temple se composait de douze colonnes. Vous pouvez remarquer que sur les deux longueurs du temple apparaissaient des colonnes ramessides assez grossières en comparaison des beautés dont il nous a habités! Cinq modestes architraves ont été reposées sur les chapiteaux des colonnes dont une, sur la gauche de la photo a la forme lotiforme (chapiteau à l'aspect de la fleur de lotus ouverte).


LE TEMPLE DE BEIT EL OUADI

Une marche dans le sable ocre et mou d’un kilomètre et demi est nécessaire pour y parvenir, à moins de profiter d’une petite promenade à dos de dromadaire proposée par les nubiens qui ne vivent que du tourisme, et vous proposent quelques objets artisanaux typiques.

Ce temple est celui de Séthi 1er, père de Ramsès II, pharaon plus vaillant que son égocentrique fils ! Séthi 1er fut vainqueur d’une Bataille de Kadesch. Son fils, c’est moins certain !

Ce temple est un hémispéos, un temple creusé dans la roche avec une cour extérieure.

Sur les murs intérieurs, celui de droite, des dessins sculptés magiques où la finesse des visages des prisonniers asiatiques et libyens sont marqués par la souffrance ! Ramsès II y est représenté : il s’est même accaparé le temple de son père…

Sur l’autre mur à votre gauche, des scènes narrent la victoire de Ramsès II sur le pays de Kouch, la Nubie et ses habitants, au visage négroïde, offrant des offrandes à Pharaon en guise de soumission.

Vous pénétrez, maintenant, dans le sanctuaire, le naos fut transformé en chapelle chrétienne. Les couleurs des peintures sont splendides.

Trois représentations humaines au fond du naos : il s’agit du dieu Rê-Horakhty, du dieu Amon et au centre, RamsèsII.
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